Mon voyage au Mont Fuji au Japon

Visiter le Japon sans aller voir au moins le mont Fuji, c’est comme visiter Londres et manquer Tower Bridge. Le mont Fuji, c’est la montagne sacrée japonaise se trouvant sur l’île principale de Honshu, à une centaine de km au sud-ouest de la capitale de Japon. La dernière activité du volcan qui culmine à 3776 m d’altitude remonte en 1707, mais il est toujours actif. Depuis le séisme du 11 mars 2011, rapporte l’accompagnateur qui nous a conduits, on craint une éventuelle éruption du volcan. Mais heureusement, lors de notre ascension de l’imposante montagne, il n’y a aucun incident.

Une ascension rude

D’abord, je tiens à rappeler que la montée du mont Fuji exige une bonne condition physique. Si vous n’êtes pas sportif, il vaut mieux faire comme beaucoup de touristes asiatiques qui préfèrent prendre des photos en bas. Mais nous, lors de notre départ d’Orly sur vol régulier, nous avions bien projeté de faire une randonnée pédestre de la pente de cette montagne emblématique du Japon jusqu’à son sommet. Nous y étions le mois d’août dernier. La météo était idéale avec une température de 28°C à Tokyo, mais au sommet, ça faisait 0°C. Évidemment, nous avions déjà pensé à nous couvrir convenablement avant l’ascension avec un coupe-vent imperméable, un bonnet, des chaussettes bien chaudes et des chaussures de randonnées. Sans oublier d’apporter dans nos sacs au dos de quoi à remplir l’estomac mais aussi l’appareil photo, les lunettes de protection, la lampe frontale, les gants, le masque anti-poussière et des Yens en espèces. Car la montée du Mont Fuji est payante et ce depuis qu’il est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco. Ce qui n’a rien de surprenant car la plupart de l’entrée dans les temples et sanctuaires japonais ne sont pas gratuits.

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Le jour fatidique

Donc, nous avions pris le premier bus de Tokyo à 6h00 et à 8h30 un jour de jeudi et nous arrivons à la cinquième station. C’est là le point de départ pour les randonneurs. Nous n’étions pas nombreux à monter le mont ce jour-là, une vingtaine environ. En fait, on retrouve 10 stations et des huttes-relais (qui vendent des boissons et des bouteilles d’oxygène) sur le mont Fuji San. La cinquième station est située à plus de 2300 m d’altitude, nous devions donc monter près de 1500 m, soit environ 7 km de marche. Même s’il fait 18°C, la montée fait beaucoup transpirer pourtant le corps prend vite froid. C’est un exercice que moi personnellement, je déconseille aux touristes qui ne sont pas habitués au trekking. Cependant, je dois dire que même une Japonaise âgée arrivait au sommet avec nous, donc la volonté doit être aussi au rendez-vous. En prenant le sentier Yoshida, nous arrivons au sommet à 2 h de l’après-midi, en prenant quelques minutes de repos. Monter le mont Fuji était une expérience inoubliable : les échanges amicaux entre les grimpeurs, l’encouragement de notre accompagnateur lors des passages difficiles, l’arrivée au sommet et le magnifique coucher de soleil. Eh oui, car nous y sommes resté une nuit dans les huttes. La descente au lever du soleil d’une durée de 2h 45 mn est plus fatigante parce que cela fait solliciter tous les muscles des jambes. Bref, mon ascension du mont Fuji San c’était le plus beau souvenir de mon voyage dans le pays du Soleil levant.