Mon voyage en Siberie

Choisir avec l’Alaska a été difficile,mais l’aspect naturel de la Singerie m’a convaincu. Taïga, steppes, toundra, des milliers de lac, avec ses espaces vierges, la Sibérie a offert ses noms propres à la géographie du monde, et je voulais les découvrir. donc après des heures d’argumentation avec mon compagnon, qui ne veut que visiter Milan, j’ai réussi a avoir gain de cause et nous nous sommes rendus en Sibérie.

Voyage dans les montagnes

Grande adepte de voyage et d’expéditions, la Sibérie est l’une des destinations qui me fascine le plus, réputée pour ses montagnes enserrant le fameux lac Baïkal, sa toundra infinie et sa taïga sauvage. Mon aventure a commencé dans les montagnes du Sud non loin de la Mongolie à 7000 km de l’Océan Arctique. 7000 km que nous avons traversé tour à tour à pieds, à cheval, ou en barque l’été ; avec des chiens, des poneys, et des rennes l’hiver ; et des canots dans l’Arctique. Uniquement des moyens de locomotions naturels adaptés au climat et aux terrains qui seuls rendent ces terres sauvages accessibles. Mon voyage aura duré environ un an et demi. Dans ce genre d’expédition, il faut savoir bien s’entourer. En tout cas, j’étais venue avec des amis qui m’accompagnent à chaque expédition que j’entreprends. En Sibérie, avec sa faune et sa flore, l’homme propose et la nature dispose. Même pour l’essentiel, notre maître était l’inconnu. Puisque nous avions décidé de vivre comme des indiens, nous avions du mal à trouver de la nourriture ; bien entendu, ce n’était pas comme en ville. Pour manger, nous n’espérions pas festoyer mais juste subsister. Dame nature notre mère nourricière comme le disent les indiens se montre parfois généreuse ; mais ce n’était pas souvent le cas. Arrivé à la frontière de la Mongolie, nos boussoles pointaient vers le Nord. Devant des cols de plus de 3500 km d’altitude se dressaient comme autant d’incertitudes. Peu à peu ; la forêt, les montagnes, le feu, les poissons, et le gibier étaient devenus notre quotidien. Nos gestes étaient rodés, nous prenions les couleurs de notre voyage.

Petit séjour chez les pêcheurs bouriates

Après 3 mois dans les montagnes, hommes et chevaux devaient fournir un dernier effort ; traverser la rivière sur un bac approximatif construit par les habitants du village de Blodiaka situé à l’extrémité Sud du Baïkal. Arrivé dans ce village de 300 pêcheurs bouriates, nous étions exténués mais satisfaits de la première partie de notre voyage. Ce petit village vit au rythme du Baïkal, les habitants pêchent la moule, chassent le phoque d’eau douce, à moins qu’ils ne cèdent à la tentation de l’époque et travaillent dans les usines de pâte à papier qui polluent le Sud du lac.

Après les montagnes, c’est à la force des bras que nous avions traversé cet autre lieu de légende qu’est le Baïkal, le plus ancien et le plus grand lac du monde. Alors avec du pas très neuf, un pêcheur local s’est appliqué à faire du pas très vieux et notre barque de 5 m de long sur 1m50 de large s’est élancé pour 650 km de navigation.

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Après cette longue, périlleuse et extraordinaire expédition qui fut la plus marquante de toute ma vie, nous étions enfin arrivés à destination qui est la Mer Laptev toujours dans l’Océan Arctique. Je ne l’oublierai jamais.